Dork Zabunyan

Professeur en études cinématographiques à Paris 8, Dork Zabunyan analyse les représentations de la catastrophe écologique en les inscrivant dans une histoire élargie des images : des premières fictions de l’écocinéma au système mainstream de l’information (télévision, presse écrite...), sans oublier les vidéos d’organisations de défense de l’environnement (comme celles du GIEC). Il porte une attention particulière à la manière dont circulent les images du dérèglement climatique (inondations, incendies, ouragans...) dans les canaux médiatiques, et observe comment cette circulation façonne la perception que nous en avons, au niveau des affects que cette iconographie suscite comme des actions qu’elle aimerait amorcer à un niveau global. Cet examen est complémentaire de l’étude des formes filmiques qui, quel que soit le genre considéré (fiction, documentaire, cinéma d’animation, cinéma expérimental…), se réapproprient l’imagerie de la catastrophe pour en sonder l’(in)efficacité et proposer un pas de côté par rapport aux représentations dominantes que nous en avons.

 

Parmi ses publications, on notera des articles qui interrogent la source et la destination de ces représentations qui, pour la plupart, ne produisent pas le choc sur les consciences qu’elles prétendent avoir. D’autres se déplacent du côté du cinéma des années 1960 (celui de Michelangelo Antonioni, en l’occurrence), pour y trouver les premières expressions d’un souci de la planète à l’intérieur de films qui ne se revendiquent pas nécessairement comme écologiques. D’autres encore portent sur certaines productions filmiques contemporaines qui explorent la portée critique des images de la catastrophe écologique, lesquelles saturent les réseaux sociaux supposés la documenter :

 

« À quoi servent les images de la catastrophe écologique ? », AOC, 2019, disponible en ligne :

https://aoc.media/opinion/2019/10/30/a-quoi-servent-les-images-de-la-catastrophe-ecologique/

 

« “Gel imprévu” – Sur L’Éclipse de Michelangelo Antonioni », AOC, 2020, disponible en ligne :

https://aoc.media/critique/2020/04/06/gel-imprevu-sur-leclipse-de-michelangelo-antonioni/

 

« Amour, écologie et cinéma », Trafic, n°119, automne 2021.

 

« “Puisque le rideau va tomber” – Sur Don’t Look Up d’Adam McKay », AOC, 2022, https://aoc.media/critique/2022/01/09/puisque-le-rideau-va-tomber-sur-dont-look-up-dadam-mckay/

 

« Dans la fabrique du “déni cosmique” (et de quelques manières d’en sortir) », Cahiers du cinéma, dossier « Écologie. Un nouvel âge du cinéma ? », n°819, avril 2025.

 

On pourra aussi consulter les pages des autres enseignant·es permanent·es :

Raphaëlle Guidée (PR Lettres) https://fablitt.univ-paris8.fr/guidee-raphaelle

Marie Preston (MCF arts plastiques) https://marie-preston.com/fr

Jules Falquet (PR philosophie) https://philosophie.univ-paris8.fr/jules-falquet

Catherine Guesde (MCF philosophie) https://llcp.univ-paris8.fr/IMG/pdf/cv_analytique_cguesde_de_cembre_2023.pdf

Andrea Angellini (MCF philosophie) https://philosophie.univ-paris8.fr/andrea-angelini

Anne Alombert (MCF philosophie) https://philosophie.univ-paris8.fr/anne-alombert

Flavia Bujor (MCF lettres/ département de genre)